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Vendez tous les livres, même si certains ne le sont qu’une fois

Les livres «Design patterns» (chez O Reilly), et «Le chat» de René Fallet sont aujourd’hui impossible à trouver autrement que sur le marché de « l’occasion ». Et les guillemets sont ici de rigueur du fait du prix des exemplaires disponibles (plus près de celui d’un baril de pétrole fin 2009 que de celui d’une action de la société générale).

Sous prétexte que certains ouvrages ne s’écouleraient qu’à quelques exemplaires par an, les éditeurs français refusent de rééditer. Les années passant, les catalogues des maisons d’édition atteignent ainsi plusieurs dizaines de milliers d’ouvrages inaccessibles au public, nécessitant des moyens pour assurer leur conservation et ne générant aucun revenu. Dans une période difficile pour l’édition, difficile d’écrire plus mauvaise équation.

A l’heure d’internet, il serait temps de se réveiller.
Si l’on peut comprendre que la mise en circulation de la version numérique d’un ouvrage inquiète le milieu de livre, en quoi la mise en place d’un site de commande à l’unité des livres présent dans leur collection est-elle un problème ? Même au double du prix de vente initial – couvrant ainsi des frais d’impression forcément plus élevés – le marché est là.

Ainsi, The Book Depository  créé en 2004 en Grande Bretagne a tout compris. Leur devise :

  Sell every book, even if its one unit/year

Leur modèle repose sur le simple constat que les grandes surfaces et les librairies ne mettent en vente que les ouvrages dont le volume de vente espéré dépasse le seuil de la dizaine de milliers d’exemplaires écoulables.
Les petites ruisseaux formant les grandes rivières, ils ont prit le parti de proposer à la vente (par le biais d’accord avec plus d’une centaine d’éditeurs) tout ce qui n’était pas disponible dans les autres magasins. Le prix des ouvrages est calculé dynamiquement en fonction de l’offre, de la demande, et intègre au besoin le coût d’une impression.

Schéma illustratif de la répartition des ouvrages entre les points de vente

Résultat des courses, bénéficiaires depuis leur première année d’existance, ils disposent aujourd’hui d’un catalogue 2 fois plus important que celui d’Amazon (20 millions de références pour The Book Depository pour « seulement » 10 millions pour le leader mondial) et ne se privent pas de vendre également les best-sellers…
Vous ne serez pas surpris d’apprendre que Amazon est actuellement en train de finaliser le rachat de cette entreprise florissante.

Pendant que certains se lamentent, d’autres avancent…

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  1. 17 juin 2012 à 00:02

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