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How to turn human wrongs into human rights ?

« How to turn human wrongs into human rights ?», voilà ce que l’on peut lire sur le mur de la maison de Desmond Tutu à Cape Town, en Afrique du Sud.

A lire cette étude du MRC sur le viol en Afrique du Sud, il semble – pour ceux qui auraient des doutes – que la réponse ne soit pas si évidente…
Sur une population représentative de 1738 hommes, plus d’ 1/4 d’entre eux ont reconnu avoir perpétré au moins 1 viol dans leur vie, et près de la moitié des violeurs ont affirmé avoir violé à plusieurs reprises. Une étude plus récente porte à plus de 33% le taux de violeurs dans la population masculine de la région de Johannesburg –  oui vous avez bien lu – 1 sur 3.

Les ONG (d’après le Times) estiment que 40% des femmes Sud-africaines seront violées dans leur vie.  Or à l’agression elle-même s’ajoute le fait que le taux de sidéens dans la population masculine est si élevé qu’une femme violé à 1 « chance » sur 4 d’être en contact avec un agresseur HIV+ si celui-ci a plus de 25 ans…

Un tel risque d’agression couplé au niveau de séropositivité de la population a conduit le Dr. Sonnet Ehlers a conçevoir le préservatif féminin Rape-axe. Ce préservatif a la particularité d’être muni de petits crochets visant à harponner la verge de l’agresseur et à lui couper toute envie de continuer. Les crochets ont été conçus de façon à éviter les risques de saignement et donc de contamination, mais  la douleur engendrée est jugée suffisamment importante pour stopper l’agresseur et laisser à la victime le temps de s’enfuir. Une fois harponné, l’agresseur devra quant-à-lui recourir à un chirurgien pour retirer le préservatif, permettant ainsi de l’interpeller.

La diffusion du Rape-axe (celui-ci a été distribué gratuitement aux femmes de Johannesburg lors de la dernière coupe du monde) inquiète un certain nombre d’ONG. Celles-ci voient en ce dispositif une  mise au gout du jour de la ceinture de chasteté et craignent une augmentation du niveau de violence que pourrait subir une femme dont l’agresseur est pris au piège d’un tel dispositif.

Dans la mesure où rares sont les viols à se dérouler dans le plus grand calme, il n’est pas certain que ce dernier argument soit, du point de vue des victimes, un point critique. Quand à l’aspect ceinture de chasteté, si l’on ne peut qu’être d’accord sur le fait que les conséquences d’un problème lié aux hommes sont (encore) déportées sur les femmes, force est de constater que la clé (de la ceinture) est ici entre les mains de la principale intéressée et que la vie est une question de priorités.  Il serait à mon sens malvenu de ne pas soutenir un proposition concrète comme celle-ci pour une raison idéologique.

Après, en arriver là est une évidente preuve d’échec, et la solution définitive est à chercher du coté des causes, pas des conséquences. Aussi, d’un point de vue politique et sociétal, et afin de boucler la boucle, what if part of the answer associated to this blog post’ title were women’s rights ?

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